lundi 16 février 2009

GANDRANGE

Le système d'économie libérale ou « économie de marché », qu'on peut nommer « capitalisme », devient le modèle économique universel qui s'impose au monde d'aujourd'hui et qui ne cesse d'encourager la « libre entreprise », l'initiative et l'audace des « capitaines d'industrie ».Mais la nature humaine étant ce qu'elle est, ces initiatives se feront pour le profit d'un seul, et non pour le profit de tous.

A l'heure de la « mondialisation », il est évident qu'un pays qui fut autrefois « en voie de développement » et qui accède, peu à peu, au cercle fermé des « pays riches » (je veux parler de l'Inde) souhaite progresser. Ces progrès, par un phénomène de vases communicants, ne peuvent se faire que par un nivellement des richesses d'un pays à un autre.

Qu'un capitaine d'industrie, venu du coeur de l'Inde, où il produit de l'acier, achète une aciérie en France (à Gandrange, il y a un an), que croyez-vous qu'il puisse en advenir ? A-t-on la naïveté de croire qu'un tel capitaine développera une production d'acier dans un pays, qui est, en quelque sorte, concurrent du sien ? En réalité, il éteindra, un après l'autre, les « fours » qui produisent de l'acier, jusqu'à ce que ses usines, en Inde, soient les seules à fabriquer et vendre de l'acier au monde entier.

De nombreuses villes françaises ont payé un lourd tribut à la délocalisation, parmi lesquelles Romilly-Sur-Seine ne fait pas exception , avec les 1 500 emplois perdus dans la bonneterie et dans la fabrication de cycles.
Michel Conrad

jeudi 12 février 2009

ANTENNES-RELAIS

Le projet actuel doit être retiré ; d’autres solutions sont à rechercher

Le maire doit suspendre son actuel projet d’implantation d’antennes-relais et demander à l’opérateur Orange de présenter d’autres solutions ; des solutions qui permettent une bonne couverture des abonnés de la téléphonie mobile et garantissent la santé des salariés et de la population.

Dès que ce projet d’installation de telles infrastructures à proximité d’habitations, d’une école maternelle (Elsa-Triolet) et du lieu de travail du personnel communal, les élus communistes ont exprimé leurs réserves. Cela peut, en effet, comporter des risques pour la santé des personnes vivant et travaillant au voisinage de ces antennes. Ajoutons que l’avis du CHSCT du personnel communal n’a pas été sollicité par le maire alors que c’est une obligation compte-tenu que des agents communaux travaillent dans le secteur.

Tout ceci a conduit les élus communistes à ne pas laisser ce dossier en l’état. Par l’intermédiaire de Christophe Latrasse, ils se sont adressés au Sous-Préfet dès le 17 décembre pour lui demander d’annuler la délibération, votée au Conseil municipal du 6 décembre à l’exception des élus de gauche. Cette délibération autorisait Orange à installer une antenne-relais au centre technique municipal, rue Milford-Haven, et sur le château d’eau, rue Marcel-Bardin.
Suite à cette démarche, le maire s’est trouvé dans l’obligation de revenir à la case départ, à savoir consulter le CHSCT. Ce dernier, réuni le 5 février, a émis un avis défavorable.
Depuis, les craintes exprimées par les élus communistes viennent d’être confirmées par un jugement de la Cour d’Appel de Versailles, en date du 4 février 2009, qui confirme un jugement antérieur prononcé par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre et alourdit les sanctions requises à l’encontre de Bouygues-Télécom.

Cet opérateur se trouve condamné :
- à démanteler ses installations sous astreinte de 500 € par jour de retard,
- à verser à chacun des couples concernés 7 000 € au titre de réparation du préjudice subi,
- à verser à l’ensemble des parties requérantes 6 000 € au titre du dispositif de l’article 700 du Code de procédure civile.

Ces différents éléments suffisent pour que le maire renonce à son projet initial. Aucun risque ne doit être pris sur la santé des habitants et du personnel communal : le principe de précaution doit être appliqué.
Les élus communistes du Conseil municipal

mardi 3 février 2009

LE ROND-POINT DE LA GARENNE NE SUFFIRA PAS

Il faut la déviation de la RD 619 !

Les travaux de réalisation du rond-point du pont de la Garenne sur la RD 619 sont sur le point de démarrer. L’objectif annoncé de ce futur équipement est de fluidifier la circulation intense sur cet axe routier. 12 000 véhicules l’empruntent chaque jour avec de très nombreux poids lourds.

Or, les projets d’aménagements de la zone de l’aérodrome – personne ne s’en plaindra – vont encore aggraver les difficultés de circulation et la gêne pour les riverains de ce secteur.
Aussi cet investissement de plus de 600 000 € dans ce rond-point risque très vite de s’avérer insuffisant. En effet, la seule vraie solution durable pour atténuer sensiblement les nuisances de circulation, de bruit et de pollution est de diminuer le volume du trafic sur cette RD 619. Parmi les 12 000 véhicules-jour qui l’empruntent, une très grande proportion ne représente que du transit n’apportant aucune activité à notre ville. Ce transit représente au moins la moitié des 12 000 véhicules qui utilisent cette route.

C’est pourquoi, la seule solution pérenne consiste à réaliser au plus vite la déviation de Romilly. Avec le transfert des routes nationales aux départements, cela dépend maintenant uniquement du Conseil général.

Conscient de cette situation, dès 2004, j’ai décidé de relancer ce dossier dont plus personne n’osait parler tellement il paraissait hors de portée. Dans cet esprit, j’ai remis au président du Conseil général une pétition signée par plus de deux mille personnes, ce qui témoigne de l’intérêt porté par la population à ce dossier. A chaque session budgétaire, au moment de la discussion sur le volet routier, j’interviens sur ce projet comme sur celui de la rocade nord.

Depuis, celui de la RD 619 a été retenu par l’assemblée départementale qui a voté des crédits d’études. Mais au train où vont les choses, il est à craindre qu’il faudra encore beaucoup de temps pour le voir se concrétiser… à moins que tout le monde s’y mette, élus et population pour appuyer sur l’accélérateur !

Ce dossier devient, en effet, de plus en plus urgent. Alors que, face à la crise financière, il est nécessaire de relancer l’investissement public, en plus d’une augmentation significative du pouvoir d’achat, la réalisation la plus rapide possible d’un tel équipement aurait un double impact positif :
- pour les riverains en attente depuis des années de cette déviation,
- pour l’emploi à un moment où l’on parle beaucoup de licenciements et de ralentissement de l’activité économique.
Joë Triché, Conseiller général, Conseiller municipal